Le Marronnier 80

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dimanche, 12 octobre 2008

Florilège



Bon vent

vendredi, 10 octobre 2008

André Zetlaoui


Julian Rodriguez

Mon travail est centré sur le corps humain : présent ou métaphorique. Avec un sentiment qui s'insère dans la tradition plastique méditerranéenne, dans laquelle le sens corporel s'impose comme le langage absolu d'expérience, de mesure ainsi que de représentation et de communication.

Cette problématique discursive sur le corps va me permettre d'expérimenter des thématiques et des matériaux différents, selon les séries et de m'écarter prudemment des choses faites antérieurement. Les mêmes notions comme l'usure, le mouvement, squelette sont toujours présentes dans cette dualité Vie-Mort avec cette souffrance qui se manifeste sous la forme d'une métamorphose douloureuse du corps.

Comme dans les tragédies grecques la catharsis a toujours été présente dans mon travail. Présence qu'il faut comprendre moins dans le sens d'une purification, mais davantage comme un rappel dans la conscience des images refoulées.

Jean-François Petitperrin

Depuis une vingtaine d’années, je mène une réflexion autour de la place réservée à l’individu dans ce monde dévolu au règne du profit via la notion de progrès.
J'utilise ma production artistique comme vecteur d’interrogations en imaginant et en provoquant grâce à sa présentation, des débats ou de simples échanges sur ce thème.
Au-delà des considérations esthétiques que j’évoquerai plus loin, je veux que mes expériences plastiques génèrent des échanges d’idées, de points de vue quant à l’évolution de notre société.
En tant qu’individu, je ne me sens pas strictement en phase avec cette évolution et l'impact négatif qu'elle a sur notre environnement. Les mutations qui se succèdent m’inquiètent et parfois m’angoissent.
Comme mes contemporains je suis de passage sur cette terre, je suis partie prenante de ce système, j’en suis acteur et témoin.
Acteur, témoin et artiste, je veux rendre compte de cette perception particulière que j’ai du monde, monde qui ne me semble pas aller très bien, et pire encore, qui me semble courir à sa perte.

Il se passe bien sûr des choses formidables sur cette terre, mais elles ne suffisent pas à me faire oublier le reste, c’est-à-dire, à mes yeux, l’essentiel.
Aussi dérisoire soit-elle, j’exige de ma démarche qu’elle attire l’attention du spectateur citoyen sur l’impact négatif qu’ont la plupart des sociétés humaines sur leur cadre de vie respectif.
Je veux évoquer la nécessité d’infléchir nos modes d’existence afin de transmettre à nos successeurs une planète aussi intacte que possible.
Ainsi j’utilise mon statut d’artiste et ce qui en découle comme une tribune et un porte-voix.
La tâche est immense, mais je ne suis pas seul, d’autres s’y sont attelés, utilisant leur voix, leur plume ou leur musique pour transmettre le message.

Jean-François Courteaux

La précoce complicité de ma peinture avec la nature dans ses différents aspects de l’énergie, barrage, chute d’eau, volcan… marque mes choix formels et l’orientation de mes recherches.
En renonçant à une figuration trop descriptive mon travail vise davantage à traduire l’essence des choses et se nourrit d’expériences vécues sur place ou d’émotions fortes ponctuelles qui restent profondément ancrées. Cette écoute m’a fait prendre conscience progressivement d’une dynamique du réel.
Comment accorder ma peinture à ce qui l’entoure ? Cette attitude me permet de donner à voir la cohérence d’un processus entre la forme, la fonction et le sens.
Je vois ma création comme un cheminement. Faire ressentir la présence physique en célébrant le pouvoir d’existence des éléments.

Ibéria Lebel

  • Naissance à Amiens en 1956, elle y vit et travaille depuis douze ans
  • Après des études de philosophie sur le bouddhisme zen, elle signe un contrat de plusieurs années avec une galerie de Tokyo. Voyage et séjour d’étude au Japon en 1988.
  • Depuis, évolution patiente vers une peinture de plus en plus épurée et dépouillée. La scène de genre s’efface au profit d’objets isolés, détachés.

Inlassable recherche, pour atteindre un jour peut-être l’essence de l’objet, c’est-à-dire sa disparition Je peins ce que je vis.

Plus qu’observer, il s’agit de s’imprégner, de s’immerger et se fondre. Besoin de l’extrême familiarité d’un quotidien qui ne s’épuise jamais. b

Hugues, photographe

Hémiplégique suite à un sixième accident vasculaire cérébral à l'âge de 25 ans, j’ai alors séjourné sept mois en centre de rééducation à l'hôpital maritime de Berck-sur-Mer.

Afin de briser la monotonie des longues journées à l’hôpital et de témoigner de ma nouvelle vision du monde en fauteuil roulant, j’ai pris de nombreuses photos de ce lieu inquiétant et magique datant du XIXe siècle.

Au bout de quelque temps a germé dans ma tête l’idée de faire une exposition avec ces photographies au sein même de l’hôpital maritime, ainsi que d’intervenir en milieu scolaire pour sensibiliser les élèves au handicap.

Dès lors une vocation était née…

Désormais photographe, je participe à de nombreuses expositions et j’interviens dans des collèges et des lycées.

Henri-Georges Vidal

  • 1960. À 9 ans, Henri-Georges Vidal réalise sa première sculpture. C’est une petite tête taillée au couteau, en bois, sur le modèle de masques africains vus dans des livres.
  • 1975. École supérieure des Beaux-Arts de Paris. Atelier d’Isabelle Waldberg, professeur et artiste dont le regard l’autorisera à se reconnaître comme sculpteur.
  • 1988. Fasciné par une sculpture du musée d’Afrique et d’Océanie, il part au Burkina Faso, pays d’origine de cette sculpture. Il ne découvre pas l’Afrique, il la reconnaît. Inquiétante étrangeté, étrange familiarité, Henri-Georges Vidal travaillera chaque année cinq à six mois pendant dix ans parmi les sculpteurs du groupe lobi, d’où venait la sculpture du musée. Il y apprendra la forge du fer, la fonte du bronze et la taille du bois. Surtout, il sera initié à leur dimension spirituelle. Il y mènera une vie rythmée par la nature, où l’art s’inscrit dans le quotidien de tous.
  • 1989. Prix Bourdelle. Cette distinction marquera le début d’une carrière internationale avec de nombreuses expositions personnelles et collectives, et des achats publics.
  • 1994. Quitte son atelier parisien pour l’ancienne forge de Castel, près d’Amiens.
  • 2004. S’installe dans l’ancienne menuiserie d’Acheux-en-Vimeu, tout près de la baie de Somme.

Depuis son arrivée en Picardie, ses œuvres ont été exposées à la maison de la culture d’Amiens en 1996, au prieuré d’Airaines 1999, au musée départemental de Saint-Riquier en 2000, à Boulogne-sur-Mer en 2004, dans le parc de l’abbaye de Jumièges (Normandie) en 2003 et 2005. Il participe à la manifestation régionale « Invitations d’artistes » (novembre 2005, septembre 2006, 2007 et 2008). Soucieux de s’ouvrir sur son nouvel environnement, il intervient ponctuellement dans des établissements scolaires, des centres socioculturels, comme à Abbeville et Roye, et s’implique dans la vie culturelle et associative de la région. FinestèlesLentille courriel PlagePlongeuse PoissonStèle Janus

Hélène Alexandre

De l’expressivité, de l’impulsivité, une pointe d’ironie, du jeu…

Qu’ajouter de plus ? Je pense que chacun se fera l’idée qui lui plaît de mes peintures, les décodera à sa façon, et c’est ce qui me plaît : une certaine subjectivité qui donne à un tableau différentes lectures. Y aurait-il une lecture ? Je ne crois pas ; le mieux, c’est lorsque l’on peut se raconter des histoires, imaginer tout un tas de « trucs » et y croire. Cette fois, personne ne détient la vérité, il n’y en a pas et s’il y en a une, elle m’appartient ! En peinture, on peut mentir, faire croire tout un tas de choses et j’aime ça ! En ce qui concerne mes derniers travaux, en volume, ce sont les échappés : les personnages et autres créatures de mes toiles prennent leur autonomie, ils prennent vie !

jeudi, 9 octobre 2008

Bernard Sodoyez

Peindre c’est aussi dépeindre
Peindre c’est manifester, s’exposer, se lever. bs-v6.jpgbs-v5.jpgbs-v4.jpgbs-v3.jpgbs-v2.jpgbs-v1.jpg

mercredi, 8 octobre 2008

France Dufour

Il y eut une enfance fascinée par les gros dictionnaires à couverture rouge

et aux têtes de chapitre ornées par des lettrines…

Il y eut des études d’Arts plastiques et de Lettres…

Il y eut des amitiés avec des peintres, des écrivains, des typographes…

Puis il y eut un jour le cadeau de la vie : un stylo pinceau japonais qui déclencha la jubilation de la calligraphie.

Alors depuis, j’écris. J’écris dans la parodie de la trace avec le sentiment d’être multiple : chorégraphe, musicienne, calligraphe.

J’écris dans l’affinement du geste, la poursuite de l’équilibre entre le vide et le plein.

Je n’ai plus jamais cessé de jouer avec l’écriture ou plutôt la contre-écriture.

Encres.jpgPinceaux.jpg

« France Dufour noue un lien qui reste toujours à l'horizon de la peinture, entre la forme abstraite de l'écriture et la forme plus pleine ou détachée du signe qui indique. Même absente du tableau, la ligne d'écriture avec son besoin de projeter la singularité d'un être dans des formes, la hante. Si l'écriture a été à la fois si privée et si redoutée, c'est qu'elle est une image sensible de nous, au delà même de ce que nous pouvons en percevoir. La lier au tableau travaille notre dedans imaginaire : celui qui installe le silence et le mouvement de l'esprit que nous ne trouvons pas dans les choses aussi longtemps que nous ne laissons pas les prophètes des formes se manifester. France Dufour sait faire vibrer l'espace : au moment du choc de le voir, et au moment, si nécessaire, de s'y reporter par le souvenir d'une image, c’est-à-dire de quelque chose qui se montre mouvement dans l'âme à ce moment. » P. Jakob